Vidéo à l’appui, Splann ! révèle ce mardi 31 mars que d’importantes quantités de produits chimiques ont été déversés, en juillet 2021, par la mine d’andalousite de Glomel, dans le sud des Côtes-d’Armor.
Selon un ancien salarié du site, entre 3.000 et 3.500 litres de xanthate et de sulfonate de sodium ont été vidangés à même le sol, au sein de l’usine de flottaison de ce vaste complexe industriel. Des substances toxiques pour les humains et les organismes aquatiques.
D’après les informations recueillies par notre journaliste Celia Izoard, 117 tonnes de minerai sont acheminées chaque jour dans cette unité gardée loin des regards. Le minerai y est traité dans des bains successifs de réactifs.
Les images transmises par un lanceur d’alerte scandalisé par ces déversements montrent qu’une consigne a été donnée par la multinationale. Or, son application n’est pas sans conséquence, notamment pour l’environnement.
En effet, selon notre source, ces produits chimiques n’ont « pas pu être pompés avec les résidus vers la fosse d’enfouissement […] cette fosse étant en panne ».
Or, la plus grande mine d’andalousite d’Europe se situe à 1,6 km de la réserve naturelle régionale de Magoar Penvern. Un site exceptionnel, constitué de zones humides et de marais, à la biodiversité remarquable, qui alimente également deux captages d’eau potable.
Prenant connaissance de nos révélations, Jean-Yves Jego a saisi le procureur de la République de Saint-Brieuc, mardi 24 mars. Élu d’opposition écologiste à la mairie de Glomel, il a signalé cette infraction au titre de l’article 40 du Code de procédure pénale.
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